Exposition Afrique au Château de Tanlay

Exposition temporaire du 23 juin au 29 septembre 2019
dans les Communs du Château de Tanlay

ouvert de 13h à 19h (sauf le mardi) - Tarif : 4 € adulte

Quatre artistes rassemblés à Tanlay, deux plasticiens africains, Didier Viodé et Dominique Zinkpè, une réalisatrice et photographe belge internationalement reconnue, Catherine De Clippel, et un portraitiste, Éric Bottero, pour témoigner de l’incomparable vigueur de l’art contemporain africain en parfaite correspondance avec la société moderne et la traditionancestrale. 

A cette occasion le Château va se vêtir de drapeaux - en savoir plus

Prince Toffa, qui a accompli une performance au château de Tanlay en 2016, revient, mais cette fois à travers le regard d’un photographe, Éric Bottero. Photographe de mode dans une autre vie, il met en scène ici un défilé de somptueuses robes et de manteaux d’apparat portés par des personnages hiératiques, mystérieux et beaux. Princesses, guerrières, rois… leurs visages sculptés de signes magiques et de lumière, voire masqués, entrouvrent la porte d’un monde noble et secret. C’est en particulier au cours d’une résidence au Centre d’art Godomey au Bénin qu’Éric Bottero a développé dans ses compositions son intime perception de la spiritualité vaudou et de son inclusion dans le monde contemporain, sensibilité vive qui habite ses photos des oeuvres de Prince Toffa.

 

Didier Viodé, élevé au Bénin et vivant en France tire son inspiration de la rue, des médias, de la société dont il observe les débats et les conflits. Il peint, photographie et filme le quotidien. Ses grands « Marcheurs » à taille humaine, ses « Danseurs », sa série « Séparation » au noir et blanc tranché, toutes ces œuvres disent l’universalité de l’Humain confronté à l’aventure de la vie, quelle que soit son origine.

 

Dominique Zinkpè, béninois, très engagé dans la création artistique africaine, est de ces artistes insatiables pour qui tout matériau est bon pour assouvir son besoin de création : toile de jute, papier pour y tracer des corps en folie à la recherche de leur existence, installations de pirogues aux lignes pures chargées d’innombrables « voyageurs », leurs tongs abandonnées sur la rive, sculptures constituées de centaines de reproductions d’ibedji racontant non seulement l’aventure africaine mais surtout son enracinement dans sa tradition animiste.

 

Qui mieux que Catherine De Clippel, sillonnant le monde avec son appareil photo pour saisir et comprendre les cultures les plus anciennes, les plus mystérieuses, pouvait montrer ce que le Vodun a toujours d’actuel, de fort, assurant un lien mystique mais aussi social et humain dans les sociétés où il demeure vivant. Les clichés de Catherine De Clippel, qui retourneront au Bénin, au Centre d’Arts et Cultures de Lobozounkpa, fascinent par leur force, leur beauté, animés de la puissance même dont ils rendent compte.

dezoom

L’acte de création pour ces quatre artistes est avant tout affaire de sensibilité, d’authenticité, de passion. Avec leur œuvre, nous sommes « Là où l’âme se plaît »