Conférence

Samedi 3 octobre 2020 à 17h00

Le Château de Tanlay a le plaisir d'acceueillir, samedi 3 octobre à 17h00, Mme Katarina de Vaucorbeil, pour une conférence sur :

"Au temps de la peste et du choléra, quand les épidémies changent notre regarde sur l'Art"

MERCI DE BIEN VOULOIR PRENDRE CONNAISSANCE DU PROTOCOLE SANITAIRE MIS EN PLACE POUR LA CONFÉRENCE - CLIQUEZ ICI -

Places limitées à 50 personnes - Uniquement sur réservation.

Tarif normal : 10 Euros

Tarif pour 2 personnes : 18 Euros
Gratuit pour les étudiants (sur présentation d'un justificatif)
Réservation par téléphone : 03 86 75 70 61

ou via notre billeterie en ligne

*Peste et choléra, épidémies et maladies dans l'histoire de l’art européen. * 

La grande peste de 1348 a durablement secoué l'Occident et continué de terroriser les populations tout au long de l'époque moderne, elle a généré partout où elle est passée des changements de sensibilité dont la multiplication des représentations de danses macabres sur les murs des églises témoigne, à La Ferté Loupière en particulier. L’Europe du centre et du sud a été confrontée à la peste jusqu’au début du XVIIIème siècle, certains écrivains comme Dominique Fernandez n'hésitent pas à voir là un des ferments de l'art baroque.

A partir de la fin du XVIIIème siècle, c’est le choléra qui prend le relais, un émouvant roman de Giono, *le Hussard sur le toit*, écrit cent ans après les faits dressent un tableau inoubliable d’une épidémie de Choléra en Provence. Les grandes innovations en matière d’urbanisme à partir des années 1850 trouvent leur origine dans ce nouveau fléau et elles ont systématiquement un volet hygiéniste. Le choléra est aussi à l'origine d'une sensibilité nouvelle en direction des plus faibles, les enfants et les pauvres, dont les représentations se multiplient dans la peinture, la sculpture et bien sûr dans la littérature avec *les Misérables* d'Hugo.

 

La danse macabre de l'église de la Ferté Loupière.

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© Arsène JURMAN - Office de Tourisme de Puisaye-Forterre

À La Ferté-Loupière, la Danse macabre est associée à trois autres scènes : le Dit (ou Dict) des trois morts et des trois vifs, l'archange Saint-Michel terrassant le démon et la Vierge de l'Annonciation. C'est évidemment les deux premiers sujets qui sont les plus intéressants, car ils dénotent une certaine spiritualité, marquée par la place accordée à la souffrance et surtout à la mort. Celle-ci prévaut durant les deux derniers siècles du Moyen Âge, probablement sous l'effet d'une mauvaise conjoncture (guerres et épidémies). Cette spiritualité coloriste, et non pas simplement ascétique, est, dans l'histoire religieuse de l'Occident, un fait nouveau qui se développe à partir du XIVe siècle.


L’inscription de la chapelle St Roch à Tonnerre

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« Vue du cours pendant la peste de 1720 » par Michel Serre

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Ce tableau, du peintre marseillais Michel Serre, a été réalisé lors de la dernière épidémie de peste ayant touché la France. En 120, un bateau en pr7ovenance de Syrie accoste à Marseille est à l'origine de la dernière épidémie de peste en France.